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Signalement de l'AFPAP à la justice : Le préfet ferme la résidence Avia de Chelles (77) L'Afpap
avait alerté la DDASS et la justice en décembre 2002
... Fraude
et mauvais traitements à la maison de retraite ... Agée de 73 ans, Yvette Trahard, frappée par ailleurs d'une interdiction de gérer depuis une première condamnation, en 1996, pour fraude fiscale, est soupçonnée d'avoir détourné les chèques de ses pensionnaires. Environ 530 000 euros auraient ainsi atterri sur ses comptes en France et à l'étranger. Ces détournements, dont l'ampleur exacte reste à préciser, auraient occasionné un préjudice particulièrement grave pour les vingt et un pensionnaires de l'établissement, mal nourris, mal encadrés et mal soignés. C'est le constat qu'ont fait les enquêteurs de l'antenne de Meaux de la DRPJ de Versailles, en charge des investigations. Ils ont relevé que la résidence fonctionnait sans personnel qualifié et sans prise en charge médicale. Par ailleurs, habilitée à recevoir des personnes valides et semi-valides, la maison de retraite accueillait, en fait, des pensionnaires pour la plupart impotents, âgés de 69 ans à 101 ans, dont l'état de santé imposait une structure médicale plus lourde, qui faisait défaut. Mardi dernier, lors d'une visite surprise au sein de l'établissement, les policiers, accompagnés de représentants de la justice, ont relevé d'autres anomalies. Ils ont constaté que certaines sonnettes d'alarme des chambres des pensionnaires ne fonctionnaient pas. L'un d'eux, victime d'un oedème pulmonaire dans la nuit précédente, et qui n'avait pu donner l'alerte, a dû être hospitalisé en urgence sur injonction des policiers. Dans les cuisines, de la nourriture périmée a été retrouvée dans les réfrigérateurs. Egalement sur place mardi dernier, un médecin expert a examiné chacun des pensionnaires et n'a constaté aucune trace de violence physique. Il semble que les brimades aient été avant tout verbales : certaines personnes âgées ont raconté qu'elles étaient invectivées régulièrement. Enfin, le médecin a été frappé par la maigreur de l'ensemble des pensionnaires, et il aurait noté chez eux une détérioration intellectuelle accrue par l'absence de suivi médical. Yvette Trahard aurait reconnu les détournements, mais a contesté l'absence de soins, affirmant que des infirmières libérales venaient régulièrement soigner ses pensionnaires. Dans cette affaire, deux autres personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire. Quant à l'établissement, il devrait, sur ordre de la préfecture, fermer ses portes d'ici au 31 juillet. Le temps que tous les pensionnaires retrouvent une nouvelle maison de retraite. Trois
personnes placées en garde à vue dans les locaux de la police
judiciaire de Meaux et un arrêté préfectoral de fermeture
: la résidence privée Avia vit ses derniers jours. Hier matin, cette
maison de retraite de Chelles, située aux Coudreaux, a reçu la visite
de policiers de la brigade financière, du procureur de la République
adjoint et d'une substitute, d'un représentant de la Direction départementale
des affaires sanitaires et sociales et d'un médecin-expert. Hier soir,
la « directrice » de cette pension, connue sous le nom de M m e Andrée,
était toujours en garde à vue, ainsi que son compagnon et une employée
de l'établissement, « gérante en droit », placée
à ce poste par sa patronne. Manque d'hygiène et publicité mensongère L'affaire avait démarré à la suite des dénonciations d'une ancienne employée, faisant état de maltraitance vis-à-vis des pensionnaires. La Ddass avait alors exigé de la direction qu'elle ne reçoive plus de personnes trop dépendantes. Elle avait également, entre autres, demandé la mise à jour de la liste des résidants ou des dossiers médicaux. Malgré cela, la commission de sécurité a récemment émis un avis défavorable. Et hier, c'était toujours la confusion dans les dossiers : impossible de savoir quel traitement concerne quel pensionnaire. A l'époque des dénonciations, M m e Andrée se défendait : « C'est de la médisance. Toute cette histoire vient d'une employée qui veut être licenciée, pour toucher des indemnités. Elle a été vexée car nous lui avons adressé une lettre d'avertissement. » L'auxiliaire de vie en question dénonçait « un manque d'hygiène, une alimentation périmée, le manque de personnel et des maltraitances physiques » ainsi qu'une « publicité mensongère ». Guénaèle
Calant
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