Maison de retraite : Un détraqué sexuel condamné à 3 mois de prison ferme

Info du 28 février 2007 - En septembre 2005, un agent d'entretien reconnaissait être l'auteur de plusieurs agressions sexuelles sur des résidentes d'une maison de retraite d'Annemasse. L'homme, âgé de 40 ans, a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Thonon à cinq ans de prison dont trois fermes. A l'époque des faits l'affaire avait suscité une très vive émotion. L'avocat de la maison de retraite «les Gentianes», Me Georges Rimondi, avait réclamé une peine exemplaire.

Le rappel des faits (oct.2005): L'employé d'une société de nettoyage a avoué être l'auteur de trois agressions sexuelles commises à l'encontre de résidants des «Gentianes», une paisible maison de retraite posée à flan de colline entre Annemasse et Vetraz-Monthoux. Les faits découvert sont particulièrement sordides.

L'homme, âgé de 40 ans, a été surpris par le personnel de l'établissement sortant de la chambre d'une nonagénaire le 19 septembre dernier à un moment où il n'avait pas à se trouver là. Employé par un prestataire extérieur à la maison de retraite (ISS Propreté), l'agent d'entretien possédait un passe qui lui donnait accès à tous les étages de la maison de retraite.

Sitôt les faits découverts, «la personne suspectée a été immédiatement éloignée de l'établissement et les services compétentents alertés», précise la direction de la maison de retraite qui a choisi de jouer la transparence en publiant mardi un communiqué de presse. Aujourd'hui, l'agresseur est sous les verrous.

Les employés, eux, sont encore sous le choc de ce qu'ils ont découvert. Leurs soupçons avaient été éveillés une première fois en 2004. Une résidante grabataire avait été retrouvée avec la barrière de sécurité de son lit enlevée et sa couche de protection défaite. A l'époque on suspecte déjà une agression sexuelle mais la victime n'est pas en état de parler. L'ambiance au sein de l'établissement s'alourdit. Il faut trouver le coupable. Une plainte contre X est immédiatement déposée et le personnel est invité à faire preuve de vigilance.

Hier, la directrice des «Gentianes» avait du mal à cacher son émotion. La Maison d'accueil pour personnes âgées dépendantes (MAPAD) de l'agglomération annemassienne, d'une capacité de 80 lits, est ce que l'on fait de mieux en matière d'accueil réservé aux personnes en fin de vie. Le bâtiment est récent et l'environnement soigné. Rien à voir avec un mouroir.

Combien d'agressions?

Subventionnées par l'Etat, les départements et les communes, les MAPAD assurent une prise en charge individualisée et médicalisée de la dépendance du grand âge, de la maladie d'Alzheimer et des troubles apparentés.

Le personnel, très bien formé, est sensibilisé au problème de la maltraitance. Celle d'Annemasse faisait d'ailleurs référence en la matière, l'établissement ayant signé une convention de «démarche qualité intégrée».

L'homme arrêté par la police a reconnu trois agressions, mais il n'est pas exclu que l'enquête ouverte par le Parquet de Thonon-les-Bains révèle d'autres cas d'abus commis par le même individu au sein de l'établissement mais aussi à l'extérieur. Joint par téléphone, le responsable local de la société de nettoyage a refusé de communiquer, prétextant le secret de l'instruction.

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