Hubert Falco : Ministre délégué aux personnes âgées

"Prévenir et lutter contre la maltraitance constitue une cause nationale, une cause qui demande du courage." Hubert Falco - Ministre Délégué aux Personnes Âgées - DL - UMP (19/11/2002)


La loi du silence - L'afpap recueille des témoignages et des preuves de maltraitance pour monter des dossiers qu'elle transmet à la justice. Elle alerte parfois les médias, ce qui dérange en haut lieu : "parce qu'elle a aidé des journalistes de Canal + à faire leur travail, l'Afpap vient d'être exclue du Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées." (mensuel : 60 millions de Consommateurs - janvier 2004). Sans la présence au Comité de la seule association qui a choisi de faire de son action un combat contre les maltraitances envers les personnes vulnérables, on peut s'interroger sur la pertinence et la crédibilité d'éventuelles actions éventuellement mises en oeuvre dans l'intérêt des personnes âgées et des familles en France. Ce Comité créé en novembre 2002 par Hubert Falco* n'est aujourd'hui que l'ombre de lui- même, il ne s'est pas réuni depuis avril 2003 malgré les événements dramatiques de l'été et le nombre croissant des plaintes de familles. Le pire n'est-il pas à craindre ? ( AFPAP - janvier 2004 - J.O. de janvier 2004 ))

A noter : En juin 2004, dans le cadre de l'émission "Lundi Investigation", les journalistes de Canal + ont dénoncé l'attitude du Ministère des personnes âgées en apportant leur soutien à l'AFPAP .

_________________________________________________________________________________

Message de l'AFPAP à Monsieur Hubert Falco ...

Hubert Falco exclut l'Afpap du Comité national de vigilance contre la maltraitance ... Est-ce une sanction pour avoir aidé des journalistes à mettre en évidence l'impuissance des DDASS face à la maltraitance ?

En tout état de cause, cette éviction a choqué de très nombreuses familles et bénévoles de l'association. Depuis plus de 3 ans, malgré de fortes oppositions de certains acteurs du secteur, l'afpap apporte quotidiennement une assistance aux personnes âgées vulnérables. La lutte contre la maltraitance des personnes âgées est notre cause. Un choix difficile car la lutte est par définition un combat. Nous constatons malheureusement trop souvent que l'éthique n'a de sens que le sens de la cause ou des intérêts qu'elle défend. Vous qui vous accordez à remettre en cause notre éthique, nous souhaiterions modestement vous rappeler un volet de notre histoire de France où nos compatriotes ont érigé des barricades et jeté des pavés à la face de l' "ordre établi". Oui, notre action est déterminée car notre conviction est profonde. Nous continuerons à associer notre action avec tous ceux qui partagent la même conviction.

Les Bénévoles de l'AFPAP ////////////////////


Hubert falco a dit en 2002 au sujet de la lutte contre la maltraitance ... : "la reconnaissance à un véritable droit à la dignité et le renforcement des sanctions pénales pour toute violence sur personne âgée." Parmi les mesures "concrètes et conduites prochainement" : le renforcement de l'écoute des personnes âgées en établissement et à domicile, la généralisation de l'accès à un numéro vert dans chaque département, le lancement d'une campagne nationale de sensibilisation, le renforcement des procédures de traitement des signalements et la mise en place de contrôles systématiques par des équipes spécialement formées.
Le plan annoncé par Hubert Falco vise également à renforcer les exigences de qualité pour l'ensemble des prestations et structures destinées aux personnes âgées, à la formation du personnel, à mettre en place des équipes d'intervention itinérantes 24h/24 et à développer une "véritable dynamique de prévention et de gestion des risques".


Les personnes âgées ne méritent-elles pas plus et mieux ... et un Ministre à plein temps ?

Hubert Falco, maire et ministre délégué aux Personnes âgées, ne veut pas abandonner son mandat municipal. Malgré les directives de Jacques Chirac, qui s'oppose au cumul. Malgré la règle édictée par Jacques Chirac, plusieurs membres du gouvernement continuent d'exercer des fonctions de maire ou de président de conseil général en plus de celles de ministre. Ils ont jusqu'au 15 juillet pour régulariser leur situation.

C'est Jacques Chirac qui, au lendemain de la présidentielle de 2002, a fixé la règle : on ne peut pas être à la fois ministre et maire, ni ministre et président de conseil général, ni ministre et président de conseil régional. Les membres des gouvernements Raffarin 1 et 2 se sont pliés à l'oukase présidentiel. Mais dans l'équipe Raffarin 3, certains font de la résistance. Près de trois mois après la formation du gouvernement, ils sont six à ne pas avoir encore quitté leur poste. Au point que le directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin, Michel Boyon, vient de leur adresser une lettre les enjoignant de régulariser leur situation avant le 15 juillet. Hubert Falco, ministre délégué aux Personnes âgées, est toujours maire de la ville de Toulon, qu'il a reprise à l'extrême droite (voir interview ci-dessous). Et n'a aucune envie de partir. Il devrait, dit-on en Paca, se présenter aux sénatoriales en septembre et quitter le gouvernement. ( avril 2004 )

A noter : En juillet 2002 alors qu'Hubert Falco était secrétaire d'Etat au personnes âgées, le journal satirique "Le Canard Enchaîné" dénoncait déjà le cumul de ces mandats : "Contraint par Raffarin de devoir choisir entre son secrétariat d'Etat aux personnes âgées et sa mairie de Toulon, Hubert Falco (Droite Libérale) s'est empressé de prendre les devants en envoyant à ses concitoyens une lettre-tract d'excuses, avec photo couleur. Histoire de leur expliquer qu'il les quitte, mais "qu'il ne s'agit nullement d'abandonner Toulon, bien au contraire" : il va mieux "pouvoir défendre les intérêts de Toulon au plus haut niveau de l'Etat, car seuls (sic) les intérêts et l'avenir de Toulon et du Var m'animent (...) et restent mes uniques préoccupations". Et si le Mr le Maire est entré au gouvernement, c'est pour obtenir "La solidarité nationale" (en clair : du fric de l'Etat) au profit des affaires toulonnaises, Falco citant notamment : l'habitat insalubre, une gare routière, les hôpitaux... On se demandait pourquoi un sous ministère aux personnes âgées. Maintenant on sait : pour que Toulon ait une gare routière." Extrait du Canard enchaîné du 10 juillet 2003.


Mr Hubert Falco s' adresse à l' afpap ! Le Secrétaire d' Etat aux Personnes Âgées s'est félicité de l'action de l'AFPAP envers les personnes âgées. ( juillet 2002 )

Le 9 juillet 2002, Monsieur Hubert Falco ( Secrétaire d' Etat aux Personnes Âgées ) s'est félicité de l'action de l'AFPAP envers les personnes âgées et nous a fait part : "De sa volonté de promouvoir une qualité de prise en charge au sein des structures d'accueil et de remédier aux dysfonctionnements qui peuvent être relevés". C'est dans ce contexte que Monsieur Hubert Falco a demandé à la Direction Générale de l'Action Sociale de recevoir les représentants de l'AFPAP afin "d'échanger sur notre action et sur le soutien éventuel que le Ministère pourrait lui accorder" .


Hubert Falco "Un tiers des lits en maison de retraite sont indignes" ( octobre 2002 )

Interview de monsieur Hubert Falco, secretaire d' Etat aux personnes âgées
Concrètement , que comptez-vous faire pour lutter contre les violences infligées aux anciens ? Hubert Falco. J'entends faire de la lutte contre la maltraitance une cause nationale. C'est pourquoi il est urgent de mettre en place une politique de prévention et de lutte contre les mauvais traitements. Ce sera la mission du Comité national de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées, que j'installerai le 19 novembre, et où siègeront une trentaine de représentants des associations de défense des retraités, des syndicats des établissements de retraite, de l'ordre des médecins. Il ne s'agit pas de créer une structure de plus, mais de coordonner, au niveau national, les actions de prévention mises en oeuvre ici ou là. Par exemple ? Nous allons renforcer les procédures de contrôle et d'inspection des établissements pour personnes âgées par les Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) . Même si nous manquons de personnel pour effectuer ces inspections, il n'est pas normal que certaines institutions passent cinq ans sans être contrôlées. D'autant que sur les 600 000 lits que comptent les 10 000 maisons de retraite, 200 000, soit un tiers, sont indignes de nos aînés, qui se retrouvent parfois à quatre ou cinq dans la même chambre. Comment expliquez-vous qu'on en parle si peu ? A la différence des mauvais traitements infligés aux enfants, la maltraitance faite aux anciens reste un sujet tabou, et je ferai tout pour briser ce silence. Voyez les difficultés de Bernadette Chirac pour mobiliser les bonnes volontés, en faveur de nos aînés hospitalisés, à travers l'opération Plus de vie... Si notre société occulte le sujet, c'est parce que chacun culpabilise. Mais que penser d'une société qui met ses anciens au rancart ? C'est complètement anormal. Il y a un respect à avoir à l'égard de ceux qui nous ont donné la vie. Si la maltraitance a pris cette ampleur, c'est aussi parce que les liens entre les générations se sont distendus. Il importe donc de les renforcer. D'ailleurs, symboliquement, mon ministère devrait changer de nom, d'ici à la fin de l'année, pour devenir le secrétariat d'Etat aux Personnes âgées et à la Solidarité intergénérationnelle. ( le Parisien 28 / 10 / 2002 )


Hubert Falco propose un comité de vigilance contre la maltraitance.

Un "Comité de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées" va être installé le 19 novembre prochain, a indiqué mercredi le secrétaire d'Etat aux personnes âgées, Hubert Falco, dans un communiqué.

M. Hubert Falco a précisé qu'il "souhaitait faire de la maltraitance, un axe majeur de son action", avec un certain nombre de mesures concrètes.

Il précise également vouloir "la reconnaissance à un véritable droit à la dignité et le renforcement des sanctions pénales pour toute violence sur personne âgée."
Parmi les mesures "concrètes et conduites prochainement" : le renforcement de l'écoute des personnes âgées en établissement et à domicile, la généralisation de l'accès à un numéro vert dans chaque département, le lancement d'une campagne nationale de sensibilisation, le renforcement des procédures de traitement des signalements et la mise en place de contrôles systématiques par des équipes spécialement formées.
Le plan annoncé par Hubert Falco vise également à renforcer les exigences de qualité pour l'ensemble des prestations et structures destinées aux personnes âgées, à la formation du personnel, à mettre en place des équipes d'intervention itinérantes 24h/24 et à développer une "véritable dynamique de prévention et de gestion des risques".
Rappelons qu'une circulaire du 3 mai 2002, signée sous l'ancien gouvernement, proposait la mise en place d'un comité de prévention et de lutte contre la maltraitance envers les adultes sous l'autorité des Ddass (directions départementales des affaires sanitaires et sociales), devant élaborer un programme de sensibilisation, de prévention et de lutte contre la maltraitance et créer une antenne d'écoute et d'accueil téléphonique des victimes ou témoins de maltraitance (avec l'objectif de couvrir tout le territoire d'ici 2005). Dans un rapport remis à Paulette Guinchard-Kunstler en janvier dernier, le professeur Michel Debout préconisait également la formation à la prévention de la maltraitance dans les cursus de tous les personnels en contact avec les personnes âgées.


Relevant "le caractère à la fois réaliste et volontariste" des dispositions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2003, présenté mercredi en conseil des ministres, M. Falco a souligné "la détermination" avec laquelle "la réforme de la tarification des établissements hébergeant des personnes âgées dépendantes, sera poursuivie".

M. Falco a toutefois affirmé que "l'objectif initialement visé de signer avant le 31 décembre 2003", les "8.000 conventions tripartites" prévues dans le cadre de cette réforme, était "impossible à atteindre".

Ces conventions "devront être signées avant la fin de l'année 2005, les cas les plus difficiles pouvant être traitées en 2006, comme le prévoit l'article 25 du PFLSS", a encore indiqué M. Falco.

Pour 2003, le nombre de conventions prévues à la signature, "est porté à 1.800, soit 400 de plus que le total des conventions signées en 2001 et 2002", a précisé M. Falco.

Selon lui, "le rythme de signature des conventions coïncidera avec le programme d'augmentation des crédits d'assurance-maladie, échelonné lui aussi jusqu'en 2005".


Interview de Mr Hubert Falco le 01/10/2002 Découvrez les extraits de l'interview de Mr Falco dans le cadre de la" Journée Mondiale des Personnes Âgées"

La cause des personnes âgées est beaucoup plus difficile à défendre que celle des enfants, celle qui le dit, sait de quoi elle parle. Est-ce que Bernadette Chirac a raison ?

Hubert Falco : Tout a fait, Bernadette Chirac a entièrement raison, il semble que le sujet "personnes âgées" est tabou. On n'en parle pas. On ne voit pas des jeunes créer des initiatives populaires pour la personne âgée, alors qu'il y a 13 millions de seniors en France. (27% de la population)

Et la prévention contre le vieillissement, qu'est-ce que c'est et dans quel domaine ?

Hubert Falco : Au niveau des personnes dépendantes notamment, il y a 1 million de personnes âgées dépendantes qui sont ou à domicile ou dans les établissements, (10300 établissements). Et je crois que prévenir c'est apporter toute l'attention que l'on doit apporter, au niveau de la médicalisation, au niveau de la professionnalisation, du suivi des soins que la personne âgée dépendante doit recevoir...

Pour le grand âge, Hubert FALCO, vous conservez l'initiative du précédent gouvernement, l'APA, c'est à dire l'Allocation Personnalisée d'Autonomie ; ça touche beaucoup de personnes ?

Hubert Falco : L'APA nous la conservons car c'est une bonne mesure. Le problème, et le seul problème, c'est que nos prédécesseurs n'ont pas prévu le financement. Aujourd'hui, on recherche les financements. L'APA touche 800 000 personnes, autant que le RMI. Nos prédécesseurs avaient prévu 800 000 personnes à l'horizon 2004, toutes les évaluations prouvent qu'aujourd'hui dans les départements, il y a déjà 700000 dossiers d'APA.

Au total, c'est combien ?

Hubert Falco : Et bien, au total la différence APA , c'est 4 milliards d'Euros. Sur le budget 2003, il va manquer 1 milliard d'Euro.

Et l'état des hôpitaux aujourd'hui ?

Hubert Falco : 600 000 lits, ( dont ) 200 000 lits qui ne sont plus adaptés, qui ne correspondent pas aux soins et aux services qu'on doit donner à la personne âgée.

Et dans une note que j'ai lue et qui vient de chez vous, vous dîtes que l'une des priorités est de lutter contre la maltraitance. Qu'est-ce que ça veut dire ? On maltraite les personnes dépendantes ?

Hubert Falco : Il ne faut pas généraliser. Je dis tout simplement qu'effectivement dans de trop nombreux établissements, on n'apporte pas le soin et l'attention que l'on doit apporter à la personne âgée. L'APA, c'est un service supplémentaire, et ce service supplémentaire doit être rendu. C'est la raison pour laquelle je souhaite intensifier les contrôles dans les établissements.

De quelle façon ?

Hubert Falco : En ayant plus de contrôleurs. Aujourd'hui, lorsque l'on s'adresse dans les départements, aux DDASS, pour faire effectuer des contrôles, on dit "oui, mais, on n'arrive pas à contrôler l'ensemble de nos établissements parce que nous manquons de contrôleurs". Et là aussi, il va peut-être falloir intensifier ces contrôles.

Hubert FALCO conclut : ..." L'état n'a jamais anticipé ce problème qui est le vieillissement, ne l'a jamais accompagné par une politique publique digne des personnes âgées"..." Il est temps que l'état se donne les moyens d'accompagner cette politique des personnes âgées, je vais me battre pour essayer d'avoir ces moyens là." ..."C'est très important dans un pays, si on veut travailler à l'unité du pays, on ne peut pas laisser le tiers des citoyens au bord de la route tout simplement parce qu'ils ont passé la barrière fatidique des 65 ans"...

Interview réalisé par Jean Pierre Elkabach le 1er octobre 2002 sur Europe 1


 

 


RETOUR INFO - AFPAP - Cliquez ici !