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Hôpital - Personnes âgées dépendantes Le coup de gueule du professeur de gériatrie Pierre Pfitzenmeyer
Le Pr Pierre Pfitzenmeyer devait conclure, hier à Chalon, une journée consacrée au patient Alzheimer à domicile. Il réexprime son inquiétude quant aux conditions de vie des « très âgés ». Une journée-conférence sur la maladie d'Alzheimer était organisée hier à Chalon en direction des professionnels de santé et des associations concernées. Ouverte par la DRASS de Bourgogne, cette journée devait être close par Pierre Pfitzenmeyer, professeur de gériatrie et coordonnateur médical du pôle «personnes âgées » au CHU de Dijon. Ne pouvant au dernier moment se rendre en Saône-et-loire, le gériatre nous a accordé une interview, où il renouvelle le coup de gueule qu'il a lancé il y a deux ans pour dénoncer les conditions d'accueil des personnes très âgées dépendantes. Il avait même, en 2004, remis symboliquement sa démission au CHU de Dijon face à une situation qu'il estimait catastrophique. Pr
Pfitzenmeyer : « Deux ans après ce coup de gueule, j'ai
le même message à faire passer ! Les conditions d'accueil
des personnes âgées sont inadéquates, en Bourgogne
notamment. Il y a deux ans, le gouvernement et plus particulièrement
le ministre aux personnes âgées avaient tenté de trouver
des solutions, que ce soit au niveau du système sanitaire ou pour
les structures d'hébergement à l'intérieur desquelles
il existe des situations catastrophiques. Mais le manque de moyens est
toujours là, et le personnel est en nombre insuffisant. Ce système « Avec le profeseur Jaendel, gériatre à Montpellier et le directeur du CHU de Limoges, M. Vigouroux, nous avons proposé un plan pour les personnes très âgées qui sont de plus en plus dépendantes (pour 80 % d'entre elles), afin d'améliorer la formation du personnel et les conditions d'accueil. Le document est sorti en mai dernier, il a été validé par le ministre aux personnes âgées, mais rien n'a suivi au plan financier. J'ai donc décidé de renvoyer un texte au plan national ». Le
Journal de Saône-et-Loire : Quel est votre nouveau message ? Le
J.S.L. : Vous parlez de maltraitance ?
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