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Procès de l'ex-directrice de la maison de retraite "Château Lamothe" en Gironde Jeanne
Philibert, 81 ans, doit répondre lundi d'une gestion douteuse et d'une
attitude décrite par certains ex-pensionnaires comme tyrannique. L'association
française de protection et d'assistance aux personnes âgées
(Afpap) s'est portée partie civile en compagnie de deux familles d'ex-résidents. _____________________ L'association française de protection et d'assistance aux personnes âgées (Afpap) s'est portée partie civile en compagnie de deux familles d'ex-résidents. L'association, dont le signalement en janvier 2003 est à l'origine de la procédure, estime que certains agissements de l'ex-directrice "relèvent de la barbarie", selon son président Christophe Fernandez. Jeanne Philibert aurait notamment menacé certains résidents qui ne voulaient pas s'alimenter de leur poser une sonde gastrique. Elle les aurait aussi obligés à manger en leur pinçant le nez ou en leur tirant les cheveux, voire en leur faisant réingérer leurs déglutitions. "Aucune faute de maltraitance ne peut lui être reprochée, estime Me Luc-Christophe Dejean, son avocat. Dans ces cas complexes, doit-on procéder à l'hospitalisation dans la seconde dès qu'une personne ne veut pas manger ou utiliser une cuillère pour essayer de la faire manger ?" Rôle de la Ddass évoqué L'ex-directrice aurait aussi pratiqué des actes infirmiers (injections, pansements, pose de sonde, touchers rectaux) et établi des prescriptions médicales sans en avoir les diplômes. Elle aurait obtenu un diplôme d'infirmière en 1944-45 en Allemagne, introuvable aujourd'hui, mais ne possédait pas d'équivalence française. Jeanne Philibert se voit par ailleurs reprocher d'avoir étendu sans autorisation la capacité d'occupation de sa maison de retraite. Soixante-dix résidents étaient accueillis dans un établissement agréé pour quarante-quatre. Certains pensionnaires auraient dormi sur des lits pliants ajoutés dans des chambres doubles, d'autres dans un fauteuil convertible dans les salles communes. Pour autant, les familles auraient payé le prix d'une chambre double. Le
rôle de la Ddass (Direction départementale des affaires sanitaires
et sociales), qui avait relevé certains dysfonctionnements, sera également
évoqué. L'ex-responsable administratif de l'établissement,
Philippe Léger, 44 ans, doit lui aussi comparaître pour escroquerie.
Il aurait établi des facturations qu'il savait ne pas correspondre aux
prestations fournies. AFP
du 05 mars 2007 Plus d'info sur l'affaire : On tue les vieux de Christophe Fernandez - Editions Fayard - www.ontuelesvieux.com
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