Encore une résidente de maison de retraite qui succombe a un bain brûlant !!!

Dramatique évènement dans une maison de retraite EHPAD de Côte d'Or . Une octogénaire brûlée dans son bain.

Info du 21 mars 2006 - Que s'est-il passé à la Maison de retraite ........ (dept. 21), un établissement spécialisé pour personnes âgées ? Louise, 83 ans, est aujourd'hui décédeé, brûlée sur 65 % du corps, après avoir pris un bain brûlant. Une enquête est ouverte suite à une plainte de la famille. Loin d'être un cas isolé, cette affaire est susceptible une fois de plus, de mettre en évidence les dysfonctionnements de nombreux établissements , censés prendre en charge et assurer la sécurité des personnes âgées vulnérables qui leurs sont confiées. (voir aussi une autre affaire : Une pensionnaire de maison de retraite succombe à un bain brûlant )

«... je veux savoir la vérité après cet accident qui a occasionné de telles blessures pour ma mère ! » Courageux, digne et respectueux, D. A. , le fils de la victime, entend, avec sa sœur Patricia, faire toute la lumière sur le dramatique bain donné à sa maman, L. S., 83 ans. Hospitalisée aux urgences de l'hôpital , elle est décédée dans d'atroces souffrances sans jamais pouvoir se plaindre en raison d'une pathologie qui l'empeché de s'exprimer verbalement.

Article - "Le bien public" du 17 mars 2006 publié avant la mort de la personne âgée ...

- Retour sur ce drame. Louise souffre de la maladie d'Alzheimer, et a été placée dans cette petite structure depuis un peu plus de deux ans. Ce mardi matin, c'est jour de bain pour Louise. L'établissement (une vingtaine de résidents) dispose d'une baignoire hydraulique. L'agent de service hospitalier, en poste ce matin, a déjà un an d'expérience au sein de la maison de retraite, où elle réalise de nombreux remplacements, et « où elle a toujours donné satisfaction » précise la direction.
Mais pour une raison que l'enquête va s'efforcer d'éclaircir, l'eau est mal mélangée. D'après les simulations, on l'estime au maximum à 58 degrés. Ce qui pour une personne âgée dont la peau est plus fragile, est très chaud. Mais l'employée, ne s'en rend pas compte et plonge Denise dans ce bain.

« C'est un regrettable accident. c'est le facteur humain. Ma salariée a commis une bévue dans le dosage de l'eau. Elle a été mise à pied. Si je me dois de la sanctionner administrativement, je me dois aussi de la soutenir psychologiquement car elle est très affectée par ce qui s'est passé », témoigne J. A.-H., le directeur de la maison, qui est aussi le maire de cette petite commune de Côte-d'Or.

Des questions.

« Immédiatement, elle s'est rendue compte de son erreur et les secours ont été déclenchés très rapidement. D'abord auprès de notre médecin. Puis auprès du SAMU vu l'état de gravité de la victime », précise encore le directeur.

Gravement brûlée, Louise lutte toujours contre la mort. (elle est décédée depuis).

« J'ai déposé une plainte mercredi soir auprès des gendarmes de Châtillon, et j'ai signalé l'accident à la DDASS. Une lettre a également été envoyée au procureur de la République à Dijon. Je le redis : je ne veux pas de mal à l'employée. Mais je veux savoir ce qui s'est produit. Comment peut-on en arriver à une telle erreur de dosage ? Pourquoi n'y avait-il pas de mitigeur ? La température a-t-elle été vérifiée ? Le thermomètre fonctionne-t-il ? Nous voulons des réponses », reprend le fils de la victime.

Côté enquête, les gendarmes sont au travail. La baignoire a été mise sous scellés et fera l'objet d'une expertise afin d'expliquer ce qui est qualifié en droit de « violence involontaire ». « Notre établissement est plutôt bien doté en terme de personnel avec un peu plus de 11 salariés pour 20 résidents. On ne peut donc pas remettre ça sur le compte d'un manque de moyen pour s'occuper de nos pensionnaires. Non. Il s'agit d'une erreur humaine. C'est tout », insiste le directeur der la résidence. L'enquête se prolonge. Avec une victime gravement brûlée, et une employée démoralisée.


Jean-Philippe GUILLOT - Le Bien Public 17/03/2006

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