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Maltraitance des Personnes âgées : Un plan de Lutte insuffisant Rappel des faits : L'actualité a conduit le ministre délégué aux Personnes âgées à prendre les devants. Après deux affaires de maltraitance dénoncées par l'Afpap au cours des dernières semaines (procès, pour maltraitance, de la directrice de la maison de retraite Château-Lamothe à Saint-Médard d'Eyrans (près de Bordeaux) et l'affaire d'une maison de retraite de Marseille dont la directrice à été mis en examen en décembre), Philippe Bas a annoncé , un "plan pour la bientraitance et pour la lutte contre la maltraitance" des personnes âgées dépendantes. Le ministre a également annoncé la mise en place, dès le 21 mars 2007, d'une "Agence nationale d'évaluation des établissements médico-sociaux". Celle-ci sera notamment chargée de mener une évaluation externe des structures d'hébergement, inspirée de la procédure d'accréditation mise en oeuvre dans les établissements de soins par la Haute Autorité de santé (HAS). En attendant, Philippe Bas a annoncé l'envoi très prochain d'une instruction aux directions départementales de l'action sanitaire et sociale (Ddass), leur demandant de multiplier les contrôles dans les maisons de retraite. La parution prochaine de cette circulaire avait déjà été annoncée en octobre 2006, après la sortie d'un ouvrage consacré à la maltraitance des personnes âgées en institution, co-écrit par le président de l'Afpap et intitulé : On tue les vieux (Editions Fayard). Philippe Bas a donc présenté le 14 mars, au ministère de la Santé, un plan de développement de la bientraitance et de renforcement de la lutte contre la maltraitance qui vise à protéger le mieux possible les personnes fragiles de notre société, dont notamment, les personnes âgées. « Dans notre pays, ce sont environ 300 cas de maltraitance qui sont signalés chaque année". indique le ministre, Philippe Bas. PARIS, 15 mars 2007 (APM) - L'Association des directeurs d'établissements d'hébergement pour personnes âgées (Adehpa) a estimé jeudi que le plan de lutte contre la maltraitance était insuffisant et réclame un ciblage des contrôles des établissements et des garanties de fermeture des structures en cas de dysfonctionnements. Le ministre délégué à la sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille, Philippe Bas, a présenté mercredi son plan de développement de la bientraitance et de renforcement de la lutte contre la maltraitance qui prévoit notamment un doublement des inspections des établissements d'hébergement. Dans un communiqué, l'Adehpa juge les mesures du plan "modestes" et "insuffisantes". L'association souligne que le comité de lutte contre la maltraitance existe depuis de nombreuses années et s'étonne que l'ensemble du dispositif se concentre sur la maltraitance en établissement alors que la maltraitance touche très majoritairement des personnes à domicile. L'Adehpa
demande au gouvernement de "cibler les contrôles contre les établissements
et services à domicile indélicats et les fermer". Elle estime
que "l'effet d'annonce d'un renforcement des contrôles non suivi d'effet
n'a aucun sens". LE
PERSONNEL, LE NERF DE LA GUERRE "Nous
saluons l'initiative de ce plan, mais nous espérons qu'il sera accompagné
de pragmatisme. Il faudra des moyens et des effectifs à la hauteur des
besoins", a indiqué à l'APM le président de la Fédération
nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour
personnes âgées (Fnadepa), Claudy Jarry. En
outre, la FHF espère que la mise en place de l'Agence nationale d'évaluation
sociale et médico-sociale va accélérer la réalisation
des contrôles externes des établissements. La fédération
prépare actuellement un guide sur : "que faire face à une révélation
d'une situation de maltraitance" qui sera présenté lors d'une
table ronde à l'occasion du salon Geront expo-Handicap expo le 24 mai à
Paris. Sur la question du renforcement des sanctions contre les maltraitants prévu par le plan, la Fnadepa souligne que des mesures d'accompagnement des personnels sont également nécessaires pour lutter contre "l'usure professionnelle" et la maltraitance. LES
SIGNALEMENTS De son côté, l'Association française de protection et d'assistance aux personnes âgées (Afpap), qui anime également un service téléphonique d'assistance et de conseils sur la maltraitance, critique plusieurs mesures du plan. Elle regrette que le service téléphonique retenu par le ministère soit un numéro surtaxé et conteste les chiffres du ministère. "Le ministère indique que le nombre de cas de maltraitance s'élève à 300 par an, or nous avons reçu 13.000 signalements sur notre service téléphonique en 2006. Il faudrait un observatoire pour faire une estimation fiable de la réalité de la maltraitance", a indiqué à l'APM le président de l'Afpap, Christophe Fernandez, co-auteur du livre édité fin 2006 chez Fayard "On tue les vieux". Source Agence de Presse Médicale - APM - 15 mars 2007 RETOUR INFO - AFPAP - Cliquez ici !
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